Journée de m***

Cette journée avait pourtant plutôt bien commencé.

 Je me suis réveillé dans les bras de mon amant, qui dormait encore à point fermé, le sourire aux lèvres pendant que je démêlais ses longs cheveux blanc enroulés autour de moi. Il dois être bien fatigué le pauvre, entre ses répétitions et ce que je lui ai mis hier, il n'est pas prêt de se lever...
Je suis descendu, plein de joie et d'entrain, préparer le petit déjeuner. C'est que même en ce dimanche matin, il y a toute une armée à nourrir ici... Ils me font penser à de petits oisillons affamés. A la fois attendrissants et énervants, toujours à piailler et à se plaindre de quelque chose. Mais ce sont mes petits oiseaux à moi, alors même si j'ai parfois envie d'en sacrifier un sur le bord de la table, je les aime bien.

Ce matin, comme tous les matins, chocolat pour tout le monde, avec un café chaud pour le bel endormi et son paquet de cigarettes. Il est chiant à en mourir quand il n'a pas sa clope du matin. C'est chiant, après il pue du bec, mais comme avec toute ma petite volière, je dois faire quelques petits efforts si je ne veux pas que mon emplumé passe une mauvaise journée. En général, si lui est de bonne humeur, le reste de la maisonnée suit. Il faut dire que comme lui et moi bossons en bas, dans le studio, toute la famille vit quasiment en huit clos. Si l'un d'entre nous tire la tronche, tous les autres subissent, alors même si ça me gonfle un peu parfois, je caresse tout le monde dans le sens du poil la plupart du temps. Tiens, Sylférine a déjà été chercher des croissants. C'est une bonne petite elle. Toujours vaillante, bien roulée, je suis fier d'être son père même si elle est un peu trop aguicheuse à mon goût. Enfin pour ce monde-ci quoi. Les humains pure race ne comprennent pas ce genre de comportement, pour eux, c'est juste une allumeuse, elle, elle est juste comme ça. Elle se tape un peu trop son frère pour que je sois complètement ravi, mais bon, ça ne me gène pas plus que ça. Nebelle était là, elle aussi, assise à coté d'Adabiel, devenu si soudainement grand. A cause de Lobelia qu'il parait.
Bah, peu importe tout ça. Mais la maison commence à être un peu petite...

Puis Michel s'est levé. Pas forcément de bon poil, mais tant qu'il a la tête dans le cul - à défaut d'autre chose- il n'est jamais très joyeux. Je sais que mes marques d'affection lui coûtent, souvent, quand les petits sont en balade, il me saute dessus sans retenue, mais là, devant tout le monde, il se contentera d'un sourire crispé... Il n'y a pas que ça qui est crispé d’ailleurs ! J'y suis peut être allé un peu fort hier, je vais le laisser tranquille cette nuit... Le pauvre à peine à marcher, je n'ai pas spécialement envie de lui casser le dos ! Depuis que j'ai retrouvé ma force, je suis souvent un peu trop brutal...
J'aime bien les matins comme ça, tous mes petits oiseaux avec moi, tranquilles dans le soleil levant, la tête encore pleine de nos rêves.

Et puis... C'est là que tout à basculé je crois. La sonnette de la porte à sonné. Qui peut bien venir nous gaver un dimanche matin ? Chronopost passe pas le dimanche !
Ah... C'est un homme. Une grande armoire à glace au regard d'acier, un mec pas très net. Il dit être venu à la demande de Michel, une histoire de petite annonce.J'ai bien envie de lui dire d'aller se faire foutre, mais voilà mon angelot qui débarque, tout content que quelqu'un réponde... Réponde à quoi ! J'hallucine, je refuse de jouer une ou deux fois avec lui et il pense déjà à me remplacer ? Et c'est quoi ce regard de braise qu'il lui lance là, il veut pas que je lui apporte des capotes direct non plus ?

Et voilà, comment ruiner toute la bonne humeur que j'avais réussi à me mettre de côté. J'ai juste envie d'aller casser un truc ou deux, voir quelqu'un.

...

...

Attendez... C'est quoi cette odeur ? Je connais ce parfum ! Il m'inspire... attendez... Une paire énorme de seins doux et chauds, à la fois ferme et tendre, un visage aux lèvres pulpeuses qui appellent le baiser, un corps sensuel, souple comme une chatte, une croupe chaloupée qui attise mes désirs...

Grand Dieu (si vous pouvez me permettre).... Je reconnaîtrait ce regard de chienne entre des millions,même perdus dans la foule des démons de l'enfer... Nerwenn, cette furie en chaleur ! Mais qu'est ce qu'elle fabrique ici ! Il ne manquait plus que ça, sérieusement, mon ex !
Et me voilà avec elle sur le seuil de la cuisine, avec mes petits oisillons qui me regardent pendant que cette dinde fait la roue... Tu prendra bien un café, Nerwenn ?


Merde, si les petits n'étaient pas là... je crois bien que je me la serait faite sur le coin de la table ...

La puissance de

"Cherche bassiste avec expérience pour accompagner groupe de rock alternatif, expérience chant et chœurs..."

J'ai passé une annonce parce que même si je suis un démon je peux pas me multiplier sur scène. Et puis... depuis que Hells est redevenu lui-même il a tendance à ne plus vouloir m'accompagner à la gratte. Alors voilà. Peut-être qu'il va pas aimer voir un autre mec qui pourrait être beau gosse m'accompagner sur mes solos. En attendant j'ai eu aucune réponse...

Jusqu'à aujourd'hui.

Les cheveux étalés sur l'oreiller j'entends au loin les oiseaux qui chantent l'arrivée tardive du printemps. Faut dire qu'on a pas été gâté cette année, entre la neige qui est arrivée si brusquement et cette pluie qui me rend les cheveux frisés. Merde j'aime pas ! Un oeil ouvert sur l'obscurité de la chambre, j'ai chaud, bon allez lève toi. Les muscles un peu endoloris et mon mal de rein, je me lève les jambes flageollantes et je ne remercierai pas l'auteur de mes douleurs matinales. Lui il est déjà debout à préparer le petit déj des gosses. Je les entends qui rient dans la cuisine. Faut dire que depuis que la gamine est revenue mon fils est de nouveau plus heureux. Il a enfin accepté sa petite sœur Nebelle qui lui faisant tant peur à une époque, puis le petit nouveau... enfin petit on peut dire ça. Il doit être occupé ailleurs si vous voyez ce que je veux dire...

La lumière qui filtre par les volets mal fermés me pique la rétine trop clair. Fermant les yeux j'appuie machinalement sur le bouton qui ouvre les volets électriques. Quel boucan ce machin faudrait penser à graisser pour que ça coulisse mieux. Tiens d'ailleurs ça me fait penser qu'hier.. enfin bon... hem. Salle de bains, douche, maquillage, jean, chemise. Voilà je suis prêt et je descend les cheveux encore un peu humide dans la cuisine.

Ils sont tous attablés et daignent même pas saluer leur père ! Bande de gosses ingrats. A part Nahbyl qui m'a remarqué et qui s'approche de moi, comme à son habitude il va me filer une petite claque sur le cul comme si j'étais sa pouliche.
- alors belle au bois dormant ? enfin réveillé ? Pas trop dur le réveil ?

J'aime pas quand il fait ça, quand il accentue le mot dur et qu'il me souffle dans l'oreille et dans la nuque. Ca m'excite il le sait et j'aime pas putain. J'ai juste envie de lui foutre ma main dans la gueule mais je m'abstiens et je préfère sourire niaisement comme je sais si bien le faire. Après tout c'est comme ça qu'il m'aime : débile.

Je m'asseois, café noir qui fume devant moi, paquet de clopes à côté. Punaise ça devient une vraie fée du logis ! Il pense vraiment à tout celui-là... limite il m'aurait mis un joint ça aurait été bien aussi. Mais bon pas devant les gosses. Allez c'est pas tout ça mais j'ai des textes à répéter et je dois travailler encore sur la mélodie de ma dernière balade. Au moment où j'ai peine à lever mon cul de ma chaise, quelqu'un frappe à la porte du poing.

- "c'est quoi ce malade ??? on est dimanche matin ! y a pas idée ! Bordel !
- mais calme-toi ! Ce doit être ma descendance qui a envie de se faire une virée en ville. Assis-toi finis ton café Mon Cœur.
- tu crois toi ? m'étonne ! on aurait déjà reçu un coup de fil de Keegan." Dis-je l'air inquiet ayant écouté à moitié.

Il revient pas, je l'entends qui cause mais il revient pas. Je finis par me lever et dans l'encadrement de la porte se tient un type baraque, le cheveux en bataille long sur la nuque. Je suis attiré par la couleur presque inhumaine de ses yeux et ouch ce torse qu'il laisse deviner à travers son débardeur. Bon allez je vais aller reprendre une douche froide. Mais attend... c'est qui ?

- "bonjour, Michel, en quoi puis-je vous aider ?" en présentant la main.
Le type me mate de haut en bas et il doit bien faire une tête de plus que moi et m'annonce direct :
- chui l'gars que vous cherchez pour faire d'la gratte. V'savez l'annonce que vous avez passé sur le journal.
- haaa oui !! merci d'être venu."
Hells me regarde et a pas l'air de piger quelque chose à tout ce machin chose. J'ai carrément oublié de lui en parler, il va pas aimer ça.
- bon occupe-toi du monsieur et on parlera plus tard, tu veux bien ?" sur un sourire faussement enjoué. J'aurais même pu voir ses yeux s'allumer comme quand il... enfin bref.

- "okay... bon bin vous me suivez ? on va faire un essai, c'est au sous-sol.
- ouep."

Au moment de refermer la porte, le type retient le battant et hésitant me sourit. Il est pas venu seul...
Mais... mais... woooooooooooow mais j'avais pas vu ça depuis...
Une bombe, c'est vraiment l'effet que ça m'a fait. Pourtant j'aime pas les gonzesses mais là ! Une paire de... 

- "ouais c'est ma fiancée, elle a voulu venir parce qu'elle me suit partout... comprenez..." dit le type d'un air gêné.
- y a pas de mal, elle peut venir". Ouais... si j'arrive retenir les boutons de mon jean d'exploser un par un.
- j'vous ai même pas demandé votre nom ? pardon.
- Aldebaran, comme l'étoile vous savez...
- oui, oui on connait." Crie Hells depuis la cuisine.

Je fais signe au gars de me suivre en espérant que sa "fiancée" va pas nous suivre parce que ça risque d'être folklo pendant les essais. 
- Mademoiselle... euh vous pouvez rester ici avec mon... euh... m... frère. J'espère que vous aimez les gosses ?
- merci vous êtes gentil, je vais prendre un truc frais il fait chaud dehors, j'ai sué comme une dingue dans le métro." finit-elle en balancant ses longs cheveux dans son dos et agitant ses seins.
- okay... euh Hells ? Tu peux t'occuper de... euh...
-  Nerwenn ! et j'adore les enfants, j'ai une fille qui doit avoir l'âge des deux ados prépubères que je vois assis là.
- ha oui, merci. Donc... euh, bin je vous laisse ? Ca ira ?
- nickel, merci !" en s'éloignant en roulant des hanches.

J'en suis baba.... je savais pas qu'une créature humaine comme elle pouvait exister sur Paris. C'est Hells qui va bien aimer, elle a tout l'air d'une succube c'te nana. Enfin bon... allez le type m'attend j'ai d'autres trucs à faire qu'à mater de la gonzesse.

- "finalement elle me plait bien cette journée !" m'adressant à Aldebaran.

Specially dead

Je me suis éveillé ce matin, comme si j'avais été plongé dans un profond sommeil de cent ans. Je ne ressemble pourtant pas à la belle au bois dormant. Ce sommeil lourd dans lequel j'avais enfermé mon esprit. Je ne peux vraiment plus penser à grand-chose depuis que je suis le seul ici. Je n'ai pas grand chose à voir avec Adabiel qui passe la plupart de son temps chez Senyan avec Lobelia. Je crois que des choses ont changé surtout depuis qu'il me pique mes chemises et mes pantalons.... mais qu'est-ce qui a bien pu passer dans la tête de ce gosse pour vouloir à tout prix ressembler à un adulte ? Sans doute à cause de la petite rouquine, ma petite soeur, qui, avec la complicité malfaisante de sa mère de substitution  a décidé de jouer elle aussi à "la grande". Faut dire que ce n'est pas pour déplaire à mon crétin de fils, ce grand dadet qui souri sans arrêt. Je suis certain qu'il y aurait une guerre nucléaire il resterait à regarder en souriant. J'ai pas à m'en plaindre il est vraiment un chouette gamin, jamais contrariant. Y a juste que quand je le regarde je me vois moi quand j'étais un peu plus jeune. Une pâle copie que Sylférine a manigancé, d'ailleurs celle-ci quand elle reviendra de ses "vacances" aura le droit à une sérieuse conversation. Je me demande encore pourquoi Gabriel a pu accepter une telle chose ? Ou alors je ne connais pas tout... c'est sûr. D'ailleurs est-ce vraiment mon fils ? Comment aurais-je pu en étant à distance ? Puis ce qui me dérange le plus c'est que.... Sylférine et moi... ne pouvons pas procréer... c'en est ainsi. J'aimerais vraiment savoir ce qu'il s'est passé... Chaque nuit je m'imagine dans ses bras et dans son corps, je peux même sentir son odeur de fraise son parfum bonbon qui m'ennivre... le matin elle n'est plus là, je peux encore me consoler de trouver dans les draps un de ses longs cheveux noirs. En attendant son retour je fulmine et je rumine, mais je sais très bien qu'au final je ne pourrais pas lui en vouloir.

Dee est passé l'autre jour pour récupérer quelques affaires qu'il avait laissé ici. Quand je lui ai ouvert la porte la première chose que j'avais envie de faire était de lui sauter au cou. Après tout, je pense qu'il est le seul qui peut me comprendre, lui aussi a perdu un être proche et je suis certain que Galdric lui manque. Ha ça pour montrer ses sentiments ! Il préfere s'enfermer dans sa chambre pendant des semaines sans nourriture. Ce qui me fait douter sur ses réelles descendances, je pencherai plus du côté des ours. Malgré nos différences, nous sommes frères et nous avons le même sang qui coule dans nos veines. D'un coup d'un seul, j'ai laissé en suspend mes pensées. Il m'a fusillé du regard avant d'entrer et de me frôler, de cet air très dédaigneux  qui me glace le sang. Finalement il est monté à l'étage pour récupérer ses vêtements. Je suis resté comme un pantin sans réaction. J'aurai pu lui dire quelque chose, lui serrer la main ou faire un autre geste. Mais rien, j'étais tétanisé. Je l'ai entendu  faire du bruit à l'étage et puis il est redescendu presque aussitôt trainant à ses pieds un sac de voyage. Je me surpris à le détailler, je trouvais que ses cheveux avaient poussés. Ce n'était peut-être que mon imagination, mais voir ses cheveux rassemblés en une natte dansant sur son épaule a éveillé dans mon corps des sensations. Sa frange lui mangeait la moitié du visage mais je pouvais voir ses yeux rouge qui me dévoraient comme une proie. Il portait une chemise blanche ouverte sur son torse imberbe et je pouvais deviner la pointe de son tatouage, celui qui me donne envie de faire courir mes doigts sur les courbes noires. Ce tatouage doit renfermer quelque chose de maléfique, j'en suis sur pour que même moi il fasse éveiller des choses inavouables. Ce doit être un charme naturel des tengu. Arrivé près de moi il s'est penché et m'a déposé un baiser sur la joue. Son odeur de sous-bois et d'herbe fraîchement coupée m'a submergé. J'en aurais presque défailli, mais je n'en fit rien. Ce geste affectueux m'a semblé une morsure, ses lèvres étaient fraiches et légèrement humides. Je cru rougir, peut-être, car le sourire qu'il m'a lancé  en découvrant une de ses canines bien blanche et pointue en disait long. J'aurais aimé le retenir près de moi et lui dire qu'il pouvait, là, maintenant me violer sur le carrelage du couloir comme il l'a fait autrefois. La porte s'est fermée dans un grand fracas et il était déjà dehors, s'apprêtant à déployer ses ailes sombres loin d'ici. Je n'arrivais pas à percer le secret de ses pensées, mais un jour j'y arriverai.... Un jour.

Se retrouver

Le temps passe et tous les jours près de lui se ressemblent...

Ça c'est toi qui le dit... je souffre de ses assauts brutaux. Pour sûr cela fait tellement de temps qu'il ne m'a pas chevauché mais il faudrait voir à être plus tendre. Je ne sais pas combien de temps mon corps va tenir.

Quand le soir vient son impatience de m'avoir à nouveau en lui le fait frémir. Je sens ses muscles se tendre quand je pourfends sa chaire si délicate...

Non non j'ai mal... mais ça il ne le comprendra pas. Je ne suis pas fait de roc comme lui, je sais la souffrance et je sais bien mieux que quiconque ce qu'elle est. Il est des manières de faire et même s'il pense que j'aime ça, il se trompe. J'ai bien changé...

Pour moi il reste un éternel enfant à qui il faut donner la fessée et je suis certain qu'il aime ses punitions. J'aime voir dans ses yeux les larmes naitre et quand elles coulent sur ses joues je m'empresse de les lécher.

Je ne suis pas un animal... même si parfois je mange de petits animaux et d'autre fois des humains. Ho que des femmes ou des jeunes filles, parfois des enfants. Mais mon père ne le sait pas... de toute façon je m'en moque.

J'aimerai percer son regard troublé quand le plaisir se fait trop grand. Quand il ouvre la bouche pour pousser un dernier soupir... A quoi pense-t-il ? 

Ouachaa il a enfin fini !!  Un soulagement quand il se sent fatigué et qu'il m'abandonne sur mon lit pour aller fumer une cigarette à la fenêtre. Je n'aime pas l'odeur de ses cigarettes elle me pique le nez et me font éternuer. Il s'en fiche de savoir si je suis bien ou si je suis triste. Pour lui l'important c'est de prendre son pied et puis c'est tout. Mais moi...

J'aimerai un jour percer le mystère de ses pensées... savoir ce que mon petit tengu pense tout bas et qu'il n'ose m'avouer. Peut-être Gabriel en me pardonnant mon évasion pourrait me donner à moi aussi le don de lire dans les pensées ? Il faudrait que je demande à Raziel, lui il sait tout.

Sûrement pas ! Parce que moi je sais à quoi tu penses... Je n'en peux vraiment plus de nos débats, je suis seul à souffrir et lui il aime venir en moi et je ne suis pas son jouet. Demain je lui parle...

Quelqu'un vient dans le couloir, une petite fille rousse que je connais trop bien. Lobelia qui gratte de son ongle la porte en bois pour que je lui ouvre et qu'on aille se promener tous les deux. Depuis mon retour elle ne me lâche pas. Je ne comprends pas et j'aimerai savoir...

Elle veut ta... t'es con t'a pas encore compris ! La punaise, jamais je lui laisserai mon amant pour rien au monde. Parce que malgré tout je l'aime mon ange...